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Sisyphe (fin du modelage)"Et je vis Sisyphe qui souffrait de grandes douleurs et poussait un énorme rocher avec ses deux mains. Et il s'efforçait, poussant ce rocher des mains et des pieds jusqu'au sommet d'une montagne. Et quand il était près d'en atteindre le faîte, alors la masse l'entraînait, et l'immense rocher roulait jusqu'au bas. Et il recommençait de nouveau, et la sueur coulait de ses membres, et la poussière s'élevait au-dessus de sa tête."
Ainsi Homère décrit-il le supplice de Sisyphe qui, pour avoir osé défier les dieux et déjoué la Mort elle-même, fut condamné à faire rouler une énorme pierre jusqu'en haut d'une montagne, et encore et toujours, indéfiniment.
On perçoit là l'absurdité du personnage dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable.
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Inspiré par la philosophie existentialiste, Camus fait le rapprochement entre la vie comme un éternel recommencement obéissant à de grands cycles du lambda, et Sisyphe, ce héros de la mythologie Grecque. Dans son premier essai philosophique, le Mythe de Sisyphe (1942), Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il établit pourquoi la vie vaut d’être vécue. Parce que l’homme peut dépasser l’absurdité de son destin par sa lucidité, sa révolte tenace contre sa condition.
« L’absurde nait de cette confrontation entre l’appel humain
et le silence déraisonnable du monde. » (A. Camus)
Sisyphe : En voici une interprétation très personnelle...
Qui ici représente Sisyphe ? et qui pousse qui ? En tout cas moi je ne pousserai pas plus loin le modelage
modelage en cours01/06 : Le modelage s'affine. Je dois procéder lentement et laisser le temps à la terre de se solidifier en profondeur car les supports sur lesquels reposent la femme et la main sont destinés à être retirés. J'espère ainsi limiter le risque de voir les jambes céder sous le poids et la main basculer en avant.
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25/05 :
Ca prend forme... mais le risque que la sculpture se brise est considérable car la pause choisie n'est pas très stable ;
les forces sont peu équilibrées.
(les phalanges sont trop longues, je dois les retravailler :s)
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21/05 :
Quelques heures de travail plus tard...
C'est terrible parce que je trouve que ça ne se voit pas tant que ça. Finalement je me demande si cette idée de prendre des photos régulièrement est judicieuse.
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18/05 :
Je me lance, un concept en tête, 40 façons de le représenter...
La terre a ses limites. Les formes élancées dans l'espace sont quasiment impossible à réaliser. Sans armature la terre s'effondre facilement. Je place les masses, la terre s'affaisse, alors je change, je cherche, je tâtonne, et change encore...
Je photographierai la sculpture au fur et à mesure de son avancement. J'ignore totalement si mes intentions sont réalisables. Je fais ; et je verrai. Il est possible que je sois contrainte de modifier mon projet, il se peut aussi que cette sculpture finisse écrasée par un coup de masse pour rejoindre le bac à terre, comme d'autres ont connu ce sort avant elle
Après avoir tassé la terre et placer les masses principales, un premier façonnage grossier se dessine. A ce stade, je ne peux faire grand chose de plus. La terre est trop tendre. Je dois attendre deux à trois jours qu'elle se consolide légèrement, vérifier sa bonne tenue, la redresser si elle s'est affaissée, ou bien modifier tout simplement mon projet.
Couple - sans titreCe n'est pas une "petite dernière". Cette sculpture a un ou deux ans. Elle a été réalisée en atelier d'après modèle vivant. Les modèles ont posé séparément et n'étaient pas à l'origine destinés à former un couple. Je trouvais que leur pose (que je n'ai pas choisie) s'y prêtait mais je n'avais jamais pris le temps de les assembler. C'est enfin chose faite.
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"Attendre..."Petit hommage à RodinQui ne connaît pas cet Auguste Rodin… son Penseur, sa Porte de l’Enfer…
Sait-il seulement combien de personnes il a enflammées ? Sait-il chez combien d’entre elles il a fait naître ce désir soudain de parler le même langage ?
Ma première visite au Musée Rodin était simplement fascinante… Dans cette vieille demeure au parquet craquant je découvrais, ébahie, de pures merveilles, des émotions statiques. Puis j’y suis retournée, et retournée… tant de fois ! Je traînais des heures dans le jardin ; là où d’autres croquaient avec talent les sculptures du maître, moi je restais bouche bée devant ces monstres vivants… Et je me disais « C’est ça que je veux faire ! ».
Alors un jour j'ai osé ; et avec toute la maladresse du néophyte inexpérimenté, je me suis lancée...
Dans ce musée, il y avait une sculpture, là, dans le coin d’une salle. De taille moyenne, elle ne payait pas de mine et certains visiteurs ne semblaient même pas l’apercevoir… Pourtant… sa douleur m’a bouleversée… et c’est ce cri là qui m'a menée à la sculpture.
Le Cri (Rodin - 1886) : ... et son cri faisait encore écho quand je façonnais mon "Oedipe" de l'an 2000 :
"Accusation"Je voulais intituler cette sculpture "J'accuse !"...
Tant pis :)
"Apaisement""NarcisseE"NarcisseE (avec 2 "e") a reçu le Prix du Public au14e Salon de Printemps de mars 2006 organisé à Courtry (77).
Devant le miroir :
"Lachésis""Lachésis" est l'une des trois Parques grecques. Lachésis est la Parque du destin. Son nom signifie "sort" ou "action de tirer au sort". Elle est représentée là assise sur un dé à jouer, tenant un couple dans le creux de ses mains.
"Oedipe, la Révélation"C'est en lisant « La Machine Infernale » de Jean Cocteau, qui reprend le mythe d'Œdipe, que j'ai eu envie de matérialiser la douleur de ce personnage. La sculpture est dérangeante. Œdipe s'est crevé les yeux. J'ai cherché à exprimer, autant que je le pouvais, la douleur, le cri d'un homme que la vérité déchire.
"Faune"Un faune était une divinité champêtre chez les Romains.
Si leur présence portait bonheur aux fermiers, leur vue provoquait la mort.
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